Session ‘Protection et assistance aux migrants’

Au cours de la 12ème Conférence Méditerranéenne, les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge débattront sur les conséquences humanitaires de la migration forcée et comment répondre aux besoins des migrants.

'Desert Hope' , formation sur la Gestion des Catastrophes pour les bénévoles de la région MENA dans un camp en Libye . Concours de photographie des jeunes de la Méditerranée , 2010. Ibrahim Malla / CCM

Comme souligné par l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, l’UNHCR, la mer Méditerranée est, de loin, la route migratoire la plus mortelle du monde. En 2014, plus de 3.500 personnes sont mortes tout au long de la route, 75% du nombre total de migrants qui sont morts dans le monde entier. L'année dernière 350.000 personnes ont traversé la Méditerranée, non seulement pour chercher une vie meilleure, mais aussi pour demander asile en raison, par exemple, du conflit en Syrie (avec près de 4 millions de réfugiés) ou les troubles dans différentes parties de la région.

La région méditerranéenne comprend pays de destination, de transit et/ou les pays d'origine de la migration; donc l'approche des Sociétés nationales -en mettant l'accent sur l'assistance, la protection et le plaidoyer- s’adapte à leurs besoins tout au long de leurs routes migratoires. Comme indiqué dans la Politique relative à la migration de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, «les flux migratoires et les questions liées à la migration changent avec le temps. Nous devrions donc constamment examiner nos modes de travail avec et en faveur des migrants pour nous assurer que notre action est toujours vigoureuse, cohérente, et adaptée aux problèmes intersectoriels».

Deux questions seront examinées en profondeur lors de la Conférence: «Les migrations et la jeunesse» et «La traite d’êtres humains»

Il y a 28 millions de migrants âgés de 15 à 24 ans dans le monde entier, ce qui est le 12% du nombre total de migrants. Les jeunes migrants sont confrontés aux mêmes risques que les adultes, mais ces risques s’aggravent quand ils sont en situation irrégulière et âgés de moins de 18 ans: l'exploitation, l'emploi précaire, le trafic, l'exclusion, la détection et la déportation.

D'autre part, la Traite d’êtres humains est une préoccupation croissante entre les institutions. Selon l'Organisation internationale pour les migrations, plus de 800.000 personnes sont victimes chaque année d'exploitation sexuelle ou de travail forcé à travers les frontières internationales, sans compter la traite de personnes à l’intérieur des pays. La mer Méditerranée, les Balkans, l'Europe orientale et la Turquie sont les principaux itinéraires du trafic d'êtres humains dans la région.

Les gens quittent leurs maisons pour des raisons différentes: socio-économiques, démographiques, dû aux changements climatiques ou aux conflits. Pourtant, leurs besoins sont les mêmes. Les Sociétés nationales de CR/CR de la Méditerranée débattront sur la façon de faire face aux conséquences humanitaires de la migration forcée, et comment un soutien coordonné peut être fourni pour répondre aux besoins des migrants. Il y aura la possibilité de débattre et de discuter sur la façon d'échanger efficacement des compétences et renforcer les capacités des bénévoles et du personnel agissant dans le domaine de la migration.

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